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Le bécyk, facteur de bonheur

J’avais jamais réalisé à quel point le bécyk pouvait m’apporter le bonheur dans ma vie. Dans cet article, j’essaie de voir ce que j’aime du vélo et je vous amène vivre avec moi des moments inoubliables.

Tu peux gueuler, tu peux défier les lois de la physique, tester tes limites, te défouler, te dépasser.
Tu peux t’épanouir, découvrir, avancer, t’isoler, rejoindre ou regrouper.
C’est pas pour rien qu’on voit souvent les gamins sur les coins de rue en bécyk à pédales. C’est la façon qu’ils ont trouvés pour maximiser leur plaisir, seuls ou en groupe. C’est simple, accessible et c’est un facteur de bonheur assuré.

J’étais un de ces gamins-là, quelque part entre 1996 et 2004. Mes seuls soucis étaient de revenir avant la noirceur et rester en vie, donc de ne pas trop contrarier ma soeur (pis ne pas me garrocher devant les 2-3 chars qui se promènent dans le village).

Mon 2ème rig de trailer pour passer le Publisac

Mon gros fun : Partir au coucher du soleil, souvent pendant la sieste de mon père, aller faire un tour au boisé pas trop loin, faire des starts après la petite descente près du skatepark, ou encore, juste être seul et pédaler. Être bien.

Pour me crinker ? Facile. Le bécyk était déjà dehors, prêt à rouler. J’avais juste à embarquer dessus, donner 2-3 coups de pédales pis de starter une toune dans ma tête. À l’époque, possiblement All I Want, Break Stuff, Take a Look Around ou encore toutes les tounes featurées dans Road Rash, jeu qui a marqué mon enfance et mes goûts musicaux.
Encore hier, pour achever les 15 dernièrs kms de ma ride face au vent, j’me clanche une p’tite Hit The Lights. Watchout, j’arrive en tabarnack. Ça viens me chercher viscéralement (hey tu sort les gros mots Talbot !!), le vieux Metallica.

Déjà que c’est énergisant, ça m’apporte à une autre gamme d’émotions. C’est quand la dernière fois que tu t’es fait rire toi-même, ou que tu as crié de joie ? Moi c’est la semaine dernière en vélo de montagne, quand j’ai descendu une slab direct dans un immense trou de bouette. Avant ça ? Quand j’ai réussi à monter la crisse de côte en roches au SVL, ou quand j’ai descendu les équerres ben au fond avec Bégin. Pas en vélo ? Aucun souvenir. Les p’tites réussites ou les rushs d’adrénalines, je retrouve pas ça à bin des places. Peut-être en ski l’hiver pour ce qui est de l’adrénaline… Reste que dans les 2 cas, ça me garde de bonne humeur.

Ça me fait penser à un bit de Simon Leblanc, que tu peux pas être malheureux en seadoo. Tu peux être malheureux en bécyk, mais entre toi pis moi, ça aide le moral en crime. Là j’te parles pas de ton ostie de bécyk de surplace au gym, j’te parle d’être dehors au soleil en roulant vers j’sais-pas-trop-où en sachant pas ce qu’il y a après le croche. Descendre l’avenue Lapierre en pleine noirceur pas de lumières ni de réflecteurs. Jouer à « gauche ou droite » à Charlottetown la nuit avec 2 bons chums. Faire le tour du Lac-St-Jean en 1 jour. Manger du poulet frit après avoir fait presque 7h de bécyk pour aller à Sherbrooke. Arriver (en retard) à la job tout trempe et prendre une douche pour bien starter la journée. Aller voir le sunset au Quai Paquet encore une fois. Dépasser des chars pognés dans le traffic en revenant de travailler. Même chose en vélo de montagne. Réussir à clearer un nouveau feature, sentir que tu améliores ta vitesse dans les croches, que tu va plus haut dans les jumps et tu fais des plus gros splashs dans les trous de bouette.

Salut Dubuc

Une autre chose qui me fait sentir comme un kid, c’est le fatbike. C’est comme faire du vélo de montagne mais sans conséquences, parce que la neige atténue toute chute possible, crisse que j’ai eu du fun même si c’est vraiment toffe par bouttes. Avec la vie d’adulte, on oublie rapidement comment on peut se faire du fun dans la neige. Ça me rappelle les récréations à l’école quand on se battait dans la neige, on avait tellement de fun. C’est comme ça, mais en bécyk. Quand j’entend les gens dire qu’ils détestent la neige, c’est que clairement ils ont perdu leur mojo d’enfant. La neige, c’est beau, c’est pur, c’est doux, c’est amusant. C’est pas juste dequoi qui faut que tu enlèves de ton entrée à 6h du matin pour sortir ton crisse de char de la cour. Penses-y 2 minutes à comment tu aimais ça quand il neigeait quand tu était jeune. Pourquoi pas avoir ce feeling encore, en plus du hype de pouvoir en profiter en bécyk.

Nakawic

Pédaler, ça a permis de me faire voyager et découvrir des endroits que je n’aurais jamais vu sans ça. J’te parle pas d’aller voir des tigres drogués dans un enclos, j’te parle de paysages ou d’endroits vraiment spéciaux, moins accessibles en auto ou qui sont moins populaires. On s’entend que c’est pas sur l’autoroute que tu découvres une ville, un village (sauf Nakawic). Être en vélo, ça te force à utiliser les plus petites routes ou les pistes cyclables, qui sont souvient placées à des endroits stratégiques pour être un peu plus scéniques que les routes numérotées. Le meilleur exemple pour ça, c’est quand j’ai fait le tour du Lac-St-Jean cette été, en même temps que mon père qui le faisait en véhicule routier de classe 5. J’ai pris le temps de m’arrêter à 2-3 endroits sur le bord du lac pour prendre des photos pendant qu’il m’attendais au prochain checkpoint, n’ayant pas pris le temps d’apprécier la région de la même façon.

Métabetchouan-Lac-à-la-Croix

Parce que ça me fait du bien physiquement en mentalement, le bécyk c’est le meilleur exercice que j’ai trouvé en 29 ans d’existence. Faire du bike c’est l’fun, seul ou en groupe, pis j’remercie tout le monde qui ont pris du temps pour partager ce plaisir avec moi. Je vous souhaite à tous d’avoir autant de plaisir que moi sur vos 2 rubbers.

See ya !

2 réponses sur « Le bécyk, facteur de bonheur »

Super blogue. C’est vrai que le becyk apporte la joie, même si on n’est pas capable de suivre le groupe ! Bravo pour la cueillette de photos souvenirs. J’adore te lire, continue !

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